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DETENIR DES ALPAGAS
Que choisir pour débuter un élevage ? Quel est votre projet ? votre objectif ?
L’achat d’un alpaga doit être un acte mûrement réfléchi. Assurer son bien-être est l’un des paramètres fondamentaux à prendre en compte. On ne s’improvise pas éleveur : il est important de bien s’informer et de se former auprès d’éleveurs professionnels avant de se lancer !
Aurez-vous suffisamment de terrains ? Il faut avoir au minimum trois alpagas, du même sexe, dans un même parc. Prévoyez 3 000 à 4 000 m² pour trois alpagas, avec la possibilité de diviser cet espace en deux pour effectuer des rotations. L’alpaga est un animal rustique, mais il doit avoir accès à un abri fermé sur 3 côtés min. type boxe à cheval avec un avant toit. En hiver pour se protéger de la pluie froide, de la neige et en été pour se protéger de la chaleur et des insectes. Les alpagas n’aiment pas les environnements humides. Un sol en béton est recommandé, afin d’y faciliter le nettoyage et que l’urine puisse s’écoulée. L’abri doit être nettoyé régulièrement, comme les prairies. Détenir, plusieurs parcelles est préférable pour faire une rotation, éviter le parasitisme. Une cloture à mouton d’1m20 convient très bien aux alpagas, le barbelé est à bannir ainsi que les filets électriques !
L’alimentation pour les alpagas peut devenir une science. Il est très difficile de déterminer les besoins d’un seul alpaga dans un troupeau. L’un des points les plus importants pour l’éleveur est de satisfaire les besoins alimentaires de son troupeau. Pour cela, la qualité des prairies au sein du parc est primordiale, l’éleveur doit identifier les plantes présentes et estimer leur valeur fourragère selon quatre critères : productivité, appétence, valeur alimentaire et saisonnalité. Le pâturage représente environ 70% de l’alimentation des alpagas, le fourrage doit être donné à volonté toute l’année. Pour les femelles gestantes, les petits et les mâles, un complément de vitamines et minéraux doit être apporté. Sans oublier un point d’eau qu’il faudra tenir propre.
Chaque éleveur doit adapter son alimentation à sa région et suivant l’état de ses animaux.
Les alpagas peuvent adopter certains comportements si leur alimentation n’est pas adaptée. Ils peuvent par exemple manger l’écorce des arbres s’ils sont carencés ou lécher des objets dans leur parc s’ils manquent de minéraux.
La tonte est le plus souvent réalisée par un tondeur professionnel, même s’il est important que les éleveurs sachent la pratiquer eux-mêmes, notamment en cas de blessures, de coup de chaleur ou pour une césarienne. Elle a lieu une fois par an, en général au mois d’avril, mais la période peut varier selon la région. Dans le Sud de la France, il est souvent nécessaire de tondre plus tôt. Certains tondeurs sont spécialement formés à la tonte des alpagas, tandis que d’autres sont accompagnés par les éleveurs pendant la manipulation.
Une tonte dure environ vingt minutes et se fait sur l’ensemble du corps de l’animal, ce qui permet également de vérifier l’absence de plaies ou de blessures. Pour ma part, je laisse toujours un peu de toupet sur la tête afin de protéger les yeux des mouches, ainsi qu’un pompon au bout de la queue pour éviter les coups de soleil. Mon époux a fabriqué une table de tonte sur laquelle l’alpaga est allongé sur le flanc avec les pattes maintenues en extension. Cette méthode permet de le stabiliser et d’éviter qu’il se blesse ou blesse la personne qui le tond. Je la préfère à la tonte debout, pour laquelle certains immobilisent les animaux en leur tordant les oreilles, cette méthode est la pire des contentions !!
Même si la tonte reste un moment stressant pour les alpagas, elle est essentielle à leur bien-être. Ces animaux produisent beaucoup de laine, et sans tonte, ils risqueraient de mourir d’un coup de chaleur. Même lorsque la laine n’est plus valorisée, il est important de continuer à les tondre tout au long de leur vie.
Pour les soins, je travaille avec un vétérinaire rural. Certaines interventions sont nécessaires chez les alpagas, notamment la coupe des crocs de combat, pour éviter qu’ils ne se blessent entre eux. Les mâles ont tendance à se battre, et ces crocs peuvent provoquer des blessures importantes. La coupe se fait à l’aide d’un fil qui sectionne proprement ces crocs, et ne doivent pas être coupées avec des tenailles, ce qui pourrait casser la dent et causer une infection.
Annuellement, une vaccination contre l’entérotoxémie et le tétanos est recommandée mais pas obligatoire.
Les onglons seront à tailler plus ou moins suivant les animaux et le type de sol que vous avez.
Les alpagas ne sont pas souvent malade, si les soins courants sont respectés.
L’acquisition d’alpagas nécessite de connaitre sa provenance. La vigilance doit être accrue sur internet et les annonces de journaux. Il est préférable de se rendre chez un éleveur professionnel (numéro SIRET) avec quelques années d’expériences.
Tous les détenteurs et propriétaires de camélidés ont pour obligation d’identifier leurs animaux. Lareu propose un service d’enregistrement en ligne gratuit.
Pour débuter un élevage, un éleveur sérieux ne vous vendra jamais un couple d’alpagas. Les mâles doivent être séparés des femelle !
L’idéal est de commencer avec 3 alpagas du même sexe. La qualité des femelles est aussi importante que celles des mâles !
Un jeune mâle trop proche de l’humain ou élevé au biberon peut, à l’âge adulte, considérer l’éleveur comme un congénère. Élevé ainsi, il n’a pas appris la hiérarchie du troupeau et développe des comportements agressif face aux humains. Ce phénomène est appelé le « syndrome du mâle furieux« . Ce n’est pas une question de « mauvais » alpaga, mais plutôt le résultat d’une mauvaise relation humain/alpaga lié à l’imprégnation.
Pour mes déplacements, j’utilise une bétaillère adaptée au transport des alpagas. Les animaux voyagent sur un lit de paille, et des sacs de foin à disposition pour pouvoir manger pendant le trajet. Je veille aussi à faire des pauses régulières pour leur confort, leur bien-être et leur proposer à boire.
